Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Gaz de schiste Valleraugue-Aigoual
  • : Blog du groupe de soutien solidaire sur le gaz de schiste de la haute vallée de l'Hérault Valleraugue Aigoual
  • Contact

Recherche

13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 14:36

A. Picot coverLe 3 mai 2011, André Picot, chimiste et toxicologue reconnu, a publié une étude sur plus de 200 composés chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique.

L’intérêt de l’étude est de montrer que le cocktail d'additifs envoyé conduit à générer un véritable milieu réactif.

Sous les conditions de pression et de température qui règnent à 2500 ou 3500 mètres de profondeur, "la zone de fracturation se comporte comme un réacteur chimique, dans lequel certains composés chimiques réagissent les uns avec les autres, en présence de catalyseurs minéraux contenus dans la roche mère".

Les centaines de molécules injectées interagissent les unes sur les autres, et de ce fait le mélange final de sortie ne peut-être que différent des produits initiaux injectés, constate l’auteur.

 

A l’aide de quelques exemples de re-combinaisons, A. Picot explique que l’on récupère en surface, des composés qui n'avaient pas été envoyés dans le fluide de fracturation au départ. Des composés qui peuvent être dangereux pour la santé humaine et celles des animaux.

 

Ainsi, selon l’auteur l’exposition des populations aux divers polluants atmosphériques (hydrocarbures, NOx, SOx, O3, particules variées….) est susceptible d’augmenter dans la zone d’exploitation du gaz. Il reste, précise A. Picot, « que le problème est d’estimer correctement le réel niveau de la contamination, tant les mélanges peuvent être complexes et leur concentration variable. De plus, des synergies entre composés peuvent fortement augmenter leur agressivité ».

 

Le rapport conclue q’une vigilance accrue doit être mise en place auprès des populations vivant dans les zones d’extraction gazo-pétrolières. Le point crucial sera, "dans le nouveau code minier, d’inclure l’obligation d’une consultation des populations environnantes d’un site à prospecter compte tenu des risques sanitaires".

Enfin, l’auteur attire l’attention en ce qui concerne la menace sur la ressource en eau. Il rappelle qu’aux Etats-Unis, en Pennsylvanie, où l’on compte 71 000 forages, soit un puits actif pour 1,6 km2, l’utilisation sur place de l’eau souterraine en 2008, a entraîné l’assèchement de plusieurs nappes phréatiques et la pollution de plusieurs cours d’eau.

 

Télécharger l'étude sur le site de l'ATC

 

 

L'auteur, André Picot, directeur de recherche honoraire du CNRS, créateur de l'unité de prévention du risque chimique et président de l'Association Toxicologie-Chimie (ATC), a analysé pendant un mois les sources officielles américaines et canadiennes, où les gaz et huiles de schiste sont exploités depuis cinq ans déjà

Partager cet article
Repost0

commentaires